«Etes-vous favorable à un repas « Bio » régulier à la cantine scolaire ?», voilà une des questions posées lors de notre réunion publique du vendredi 8 février.
Pour illustrer notre adhésion à cette proposition, voilà quelques éléments de réflexion à ce sujet. A travers notre réponse vous découvrirez la démarche que nous utilisons pour aborder
un sujet.
Tout d’abord un état des lieux : la cantine a longtemps été gérée par le Sou des Ecoles. M Eymonet en était la cheville ouvrière et la recherche du moindre coût était nécessaire à la survie de
l’association. Les contraintes réglementaires concernant l’hygiène le suivi des produits, la disponibilité des bénévoles …l’accroissement du nombre de rationnaires ont imposé une autre forme de
gestion.
La gestion est devenue municipale, aujourd’hui, les personnels sont salariés de la commune et un cuisinier a été embauché. La qualité des repas est d’ailleurs remarquée et appréciée.
Si nous souhaitons aller plus loin, il faut alors penser à une cohérence de qualité sur ce temps constituant la pause méridienne.
Qualité environnementale
Utiliser des produits issus de l’agriculture biologique ou simplement issus de producteurs locaux répondant à des labels de qualité. Mais aussi avoir des produits d’entretien de lavage vaisselle
sans phosphates*.
Qualité sociale
Proposer un moment autour du repas où l’on puisse offrir des animations (lecture, activités manuelles, jeux collectifs ou de société, mais aussi la possibilité de ne rien faire d’autre que discuter
entre copains, copines). Valoriser les compétences des personnels ATOS en charge de la surveillance. Leur proposer des temps de formation et d’échanges. Permettre une éducation au goût et connaître
les enjeux d’une alimentation raisonnée.
Qualité économique
Maîtriser les coûts, pour cela, envisager une inscription à ces repas «bio» permettant de limiter les déchets. Réaliser un suivi des coûts analysant : salaires, investissements, formation,
communication, produits... Nous souhaitons aussi voir ce projet s’étendre à des journées «Commerce équitable» ou «cuisine d’antan» et à d’autres initiatives.
Enfin solliciter les différents acteurs de ce moment pour que ce projet soit partagé. Echanger sur les enjeux de cette démarche avec les parents, les enfants, le chef cuisinier, les personnels de
cantine, les enseignants. Car c’est ensemble que nous évoluerons, avec l’adhésion à un projet commun en toute connaissance des finalités de cette démarche de qualité.
Nous vous informerons sur les choix effectués mais aussi sur résultats de nos actions afin de pouvoir évaluer les effets produits. Avec vous, nous souhaitons que cette pause méridienne des enfants
soit un temps d’accompagnement éducatif de qualité.
Philippe PAULIN
*Selon le rapport Carbenier «le phosphore est de très loin le composant des lessives le plus écotoxique pour les milieux aquatiques». Ils sont interdits
, Suisse, Norvège, Canada et ont disparu de la plupart des états de l’UE.
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